Numéros parus

LLMA 1. Linguistique arabe et sémitique (I)

Ce premier numéro constitue la publication de la Ire partie des Actes des « Journées de linguistique arabe et sémitique » organisées les 24, 25 et 26 /09/ 1998 sous les auspices de l’UPRES-A « Syntaxe formelle et Acquisition », de l’université de Paris VIII, à l’initiative de la composante « Linguistique des langues sémitiques ». Par la multiplicité des domaines de recherche, la pluralité des méthodologies et la diversité des langues et variétés de langues étudiées, les contributions présentées à ces « Journées » correspondent parfaitement aux orientations et aux pratiques de recherche que le Centre d’étude des langues et littératures du monde arabe (CELLMA) souhaite impulser. Leur publication dans ce premier numéro et dans le suivant de Langues et Littératures du Monde Arabe constitue donc une bonne indication de ce que nous souhaiterions voir se développer autour de cette revue.

Avec la participation de : N. ANGHELESCU, R. BAALBAKI, G. BOHAS, M. CHAIRET, A. GONEGAÏ, A. JANAH, D.E. KOULOUGHLI, B. PAOLI, A. SAGUER, M. TAKI, R. TALMON, Ch. ZEROUAL.

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LLMA 2. Linguistique arabe et sémitique (II)

Ce deuxième numéro de la revue Langues et Littératures du Monde Arabe tient les engagements pris avec le premier : publier les Actes des « Journées de linguistique arabe et sémitique » tenues en 1998 sous les auspices de l’UPRES-A« Syntaxe formelle et Acquisition », de l’université de Paris VIII. Si ces deux premiers numéros donnent une assez bonne idée de la variété des thèmes et problématiques de recherche en linguistique arabe et sémitique, ils sont loin de représenter l’ensemble du champ que notre laboratoire ambitionne de couvrir : bien d’autres familles et groupes linguistiques que le sémitique sont représentés dans l’immense aire du monde arabe. En outre, les études littéraires n’étaient pas représentées dans les « Journées ». Or, une des ambitions du laboratoire est de vouloir remplacer la dichotomie traditionnelle entre « études linguistiques » et « études littéraires » par une pluralité de « sciences des textes » reposant, au-delà de la spécificité des interrogations et des programmes, sur un socle méthodologique commun. Aussi envisageons-nous, dans un proche avenir, de publier des numéros consacrés alternativement à la linguistique et à la littérature.

Avec la participation de : J.-P. ANGOUJARD, A. CHEKAYRI, F. DEBILI et E. SOUISSI, E. DITTERS, J. GRAND’HENRY, J.-P. GUILLAUME, V. PORKHOMOVSKY.

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LLMA 3. Hommage à André Miquel

Dédié à André Miquel, ce troisième numéro de Langues et Littératures du Monde Arabe réunit six articles tournant autour de la langue et de la littérature arabes, qui ont toujours été ses domaines de prédilection. Les articles consacrés ici à la langue sont tous liés à la théorie des matrices et des étymons. G. Bohas et A. Razouk remettent en question la doxa postulant que les locuteurs arabophones feraient un usage conscient de la racine et du schème. A. Saguer, étudiant les racines des verbes arabes commençant par m, montre qu’elles sont analysables en étymon et affixe. M. Dat, traitant de la matrice {[coronal], [dorsal]} en hébreu biblique, montre que le modèle élaboré pour l’arabe est aussi opératoire dans une autre langue sémitique et, ce faisant, apporte une importante contribution au débat sur l’arbitraire de la relation signifiant-référent ainsi qu’à la construction de la théorie. G. Bohas, dans un article composé spécifiquement pour André Miquel, expose une dizaine de cas où, très clairement, langues sémitiques et langues classiques (latin, grec) suivent des voies parallèles du concret à l’abstrait. Les deux derniers articles sont consacrés à la littérature populaire, domaine auquel André Miquel s’intéresse depuis longtemps. J.-P. Guillaume retrace, à travers le « Conte de la Ville de Cuivre », le passage de la légende au conte. K. Zakharia compare différentes versions du récit relatif à Maryam la Ceinturière (princesse chrétienne convertie à l’islam), celle des Mille et une Nuits, où ce personnage est mis au service d’une allégorie à caractère religieux, et celle de la Sîrat Baybars, où Maryam représente l’épouse et la mère idéale.

Avec la participation de : G. BOHAS, A. RAZOUK, A. SAGUER, M. DAT, J.P. GUILLAUME, K. ZAKHARIA.

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LLMA 4. Études de linguistique sémitique (syriaque, hébreu, arabe)

Ce quatrième numéro de Langues et Littératures du Monde Arabe, traitant principalement de linguistique sémitique, poursuit son exploration de la littérature arabe populaire et ouvre un nouveau champ d’étude relatif aux corpus. J.-C. Moreau, abordant les formes pronominales en syriaque, introduit aux méthodes de raisonnement en usage chez les linguistes orientalistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. G. Bohas traduit et commente le passage de la grande grammaire de Bar Zu‘bî consacré aux accidents du verbe. Il s’agit de montrer comment une grammaire qui se situe dans le cadre de la Technê, donc élaborée pour rendre compte des faits du grec, parvient à décrire les données et à en tirer des généralisations dans une langue sémitique. Trois études concernent la théorie des matrices et des étymons. M. Dat, traitant des icônes auditives en hébreu biblique, montre que nombre de lexies, a priori arbitraires, peuvent être connectées à une structure invariante, formelle et notionnelle, motivée et mimophonique. L. Khatef, abordant le statut de la troisième radicale qui peut, en l’état actuel de la théorie, être d’origine épenthétique ou résulter d’un croisement d’étymons, argumente en faveur du croisement et en donne une description formelle et sémantique. A. Saguer, étudiant un invariant notionnel très riche, la « traction », montre que l’arabe et le français le structurent de manière analogue et ont recours à des ressources sémantiques identiques. Ce numéro annonce en outre une série d’articles de D. E. Kouloughli consacrés à la constitution et à l’exploitation des corpus linguistiques en langue arabe. Enfin, dans le dernier article, consacré au Roman de Baybars, K. Zakharia étudie les profils, rôles et fonctions des personnages féminins dans les trois premiers volumes édités de la version de Damas.

Avec la participation de :J.-C. MOREAU, G. BOHAS, M. DAT, L. KHATEF, A. SAGUER, D.E. KOULOUGHLI, K. ZAKHARIA.

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LLMA 5. À propos du préambule au Kitâb de Sibawayhi

Cette cinquième livraison de Langues et Littératures du Monde Arabe s’ouvre sur une partie thématique traitant de la Risâla du Kitâb du grammairien arabe Sîbawayhi, présentée par D. E. Kouloughli. Le texte, qui fait ici l’objet de deux traductions différentes (D. E. Kouloughli, puis G. Bohas et M. Carter), est suivi des réflexions de plusieurs auteurs (G. Bohas et S. Diab-Durenton, puis J.-P. Guillaume) sur les termes musnad et musnad ilayhi. Viennent ensuite des articles variés concernant la langue et la littérature. Deux articles sont consacrés au syriaque. Le premier (E. Aïm) traite des racines défectueuses dans cette langue en mettant l’accent sur l’alternance entre glides, plus précisément sur la mutation de w en y. Cette étude se situe dans le cadre théorique de la « Phonologie du charme et du gouvernement ». Le second (G. Bohas) discute de l’utilité du recours à l’hypothèse de la racine triconsonantique dans la morphologie et la phonologie du syriaque, puis recense les problèmes qu’a soulevés l’usage de la racine dans les approches qui ont utilisé ce concept : grammaires orientalistes, études linguistiques modernes. Dans le domaine de la littérature, les deux contributions touchent à la littérature populaire. Celle de K. Zakharia concerne un personnage secondaire du Roman de Baybars, Sa‘d, qui semble prendre la place de ‘Uthman comme gaffeur moteur du récit. Celle de F. Guinle est consacrée à l’un des principaux protagonistes du Roman : Shîha, le Maître des Ruses, sous l’aspect de la stratégie narrative du double et de la substitution. Enfin, D. E. Kouloughli publie le premier article de sa série consacrée à la constitution et à l’exploitation des corpus linguistiques en langue arabe.

Avec la participation de : D.E. KOULOUGHLI, G. BOHAS, M. CARTER, S. DIAB-DURENTON, J.P. GUILLAUME, E. AÏM, K. ZAKHARIA, F. GUINLE.

Sommaire et présentation générale
Autour du préambule au Kitâb de Sîbawayhi, par Djamel Eddine Kouloughli
Risâlat Kitâb Sîbawayhi
Préambule du Kitâb de Sîbawayhi - Traduction : Djamel Eddine Kouloughli
Prolégomènes au Kitâb de Sîbawayhi - Traduction : Georges Bohas et Michael Carter
Note sur le chapitre du support et de l'apport, par Georges Bohas et
Salam Diab-Duranton
Nouvelles élucubrations sur l'apport et le support, par Jean-Patrick Guillaume
Alternance entre glides en syriaque, par Emmanuel Aïm
Sur l'hypothèse de la racine triconsonantique en syriaque, par Georges Bohas
Sa‘ad Abâ Riyâh, le nigaud inspiré, par Katia Zakharia
Double et substitution dans Sîrat Baybars. Le cas de Shîha Jamâl al-Dîn, par Francis Guinle
Initiation pratique à la constitution et à l'exploitation de corpus électroniques en langue arabe (1ère partie), par Djamel Eddine Kouloughli

LLMA 6

La revue LLMA (Langues et Littératures du Monde Arabe) reprend sa parution sous forme d’une publication en ligne, avec un comité scientifique plus étoffé. Sur la base des publications diffusées sur support papier depuis le premier numéro, paru en 2000, nombre de chercheurs ont accepté d’y participer, montrant ainsi l’intérêt qu’ils prennent au développement des recherches du CELLMA.
La première mise en ligne comprend quatre articles. Dans le premier, par le biais de l’étude de deux termes techniques polysémiques : takhlî et ramal, B. Paoli montre comment s’est constituée la terminologie métrique classique. Dans le second article, G. Bohas compare deux conceptions de l’organisation de la grammaire arabe, celle des grammairiens arabes, qu’il expose le plus simplement et le plus explicitement possible, et celle qui, se situant dans la perspectives des grammaires orientalistes, plaque des concepts occidentaux sur le domaine, remplaçant, par exemple, le terme de mubtada par celui de « sujet ». Les conséquences des divergences entre les deux analyses sont examinées en détail. Le troisième article, écrit par G. Bohas et A. Saguer, développe le traitement de l’homonymie que manifeste le lexique de l’arabe dans le cadre de la théorie des matrices et des étymons (TME). Enfin, le quatrième article, second d’une série conçue par D. E. Kouloughli comme une initiation aux corpus électroniques en langue arabe, est centré sur la constitution et l’exploitation des bases de données textuelles.

Avec la participation de : B. PAOLI, G. BOHAS, G. BOHAS et A. SAGUER, D.E. KOULOUGHLI

Sommaire
Présentation
Les notions de "takhlî‘" et de "ramal" en métrique arabe,
Bruno Paoli
Sur une conception restrictive de la langue arabe,
Georges Bohas
La théorie des matrices et des étymons et l'explication de l'homonymie en arabe,
Georges Bohas et Abderrahim Saguer
Initiation pratique à la constitution et à l'exploitation de corpus électroniques en langue arabe (2ème partie),
Djamel Eddine Kouloughi
Résumés / Abstracts

LLMA 7

Sommaire
Présentation
La reconstruction de l'indo-européen et la réalité du sémitique : convergences et perspectives
Arnaud Fournet
La mesure de la sourate al-Rahmân
Georges Bohas
Du rôle fondateur d'al-Khalîl en métrique arabe
Bruno Paoli
Initiation pratique à la constitution et à l'exploitation de corpus électroniques en langue arabe (3ème partie)
Djamel Eddine Kouloughi

LLMA 8

Le Colloque international « Langues orientales dans un monde moderne : développement et parcours » avait pour objectif de présenter diverses langues : l’arabe, l’araméen, l’hébreu, le grec et le persan, qui ont su traverser les siècles, s’adapter aux changements sociopolitiques ainsi que linguistiques et s’intégrer dans le monde moderne où elles sont parlées par des millions de gens.
Ce colloque, coorganisé par le département d’arabe de l’Université Marc Bloch et celui de l’ENS LSH, subventionné par l’Institut universitaire de France, s’est tenu à Strasbourg les 3 et 4 avril 2008.
La revue Langues et littératures du monde arabe publie dans ce numéro spécial les communications spécifiquement consacrées aux langues sémitiques. La collecte des articles a été effectuée par Dorit Shilo.
En dehors de ce programme, ce numéro inclut un article de Djamel Eddine Kouloughli : la suite de l’«Initiation à la constitution et à l’exploitation de corpus électroniques en langue arabe» (IVe partie), un compte rendu du même auteur sur le livre de Ramzi Baalbaki, The Legacy of the Kitāb: Sībawayhi’s Analytical Methods within the Context of the Arabic Grammatical Tradition (2008), et enfin un compte rendu, par Bo Isaksson, de l’ouvrage dirigé par Kees Versteegh et al., Encyclopedia of Arabic language and linguistics (2006).

Georges Bohas et Djamel Eddine Kouloughli
Directeurs de la revue

Sommaire
Présentation
Georges Bohas, Djamel Eddine Kouloughli
Le développement durable à l’heure arabe - Approche terminologique
Naoum Abi-Rached
La poésie araméenne moderne
Georges Bohas
Reverbalisation et stratégie traductive
Fayza El Qasem
La contribution de l’analyse physique des manuscrits de Qumrân
à la connaissance de l’hébreu, de l’araméen et du grec

David Hamidović
Le Coran : quelques données lexico-statistiques
Djamel Eddine Kouloughli
Marchands, taverniers et échansons. Étrangers et gens du Livre
dans la poésie bachique arabe

Bruno Paoli
La démarche politico-nationale du rénovateur de la langue
hébraïque, Eliezer Ben-Yehuda

Mordechai Schenhav
L’idéologie et la littérature hébraïque destinée à la jeunesse
Dorit Shilo
Les judéo-langues. Un exemple : le yiddish
Astrid Starck-Adler
Initiation pratique à la constitution et à l’exploitation de corpus
électroniques en langue arabe (IVe partie)

Djamel Eddine Kouloughli
Comptes rendus de lecture

 

 

  

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